Anatomie d’un 500 mètres

27 mars 2011   //  par webmestre BDHQ   //   Pour les sportifs  //  0 commentaire

Pour une course de 500m en bateau-dragon d’environ 2 minutes 30 secondes, l’organisme humain est dans une transition entre 2 systèmes énergétiques. Ce qui vient drôlement compliquer l’effort !

Introduction

Dans un 500m, nous utiliserons principalement le système d’énergie lactique ce qui veut dire que nous utilisons les sucres de nos muscles pour nous permettre d’avancer. Cette source d’énergie est puissante et rapide, mais elle crée un acide qui rend l’effort pénible après la première minute. Ordinairement, le système avec oxygène (aérobie), nous permettrait d’éliminer au fur et à mesure cet acide, mais l’intensité de l’effort anaérobie développée durant un 500m ne nous le permet pas… à moins de se traîner les pieds !!!

L’anaérobie lactique

L’anaérobie lactique est un processus de l’organisme qui se produit dans les muscles lorsqu’un effort dépasse les capacités d’oxygénation du corps.

Lorsque l’intensité de l’effort dépasse les capacités d’oxygénation de l’organisme (VMA) le corps fait appel à un processus nommé anaérobie lactique. Il consiste à dégrader le glycogène musculaire en acide lactique, ce qui perturbe l’activité musculaire et conduit à l’arrêt de l’exercice au bout d’un certain temps de l’ordre de 2 à 3 minutes.

Exemple : les courses de vitesse en athlétisme

En athlétisme, les disciplines concernées sont toutes les disciplines dont la vitesse de course est supérieure a la vitesse maximale aérobie : les courses concernées sont le 200m, le 400m, le 800m et le 1500m.
Les courses de fond ne sont pas concernées, car l’effort de ces disciplines excède le temps limite durant lequel la filière anaérobie lactique peut fonctionner.

D’une manière générale tous les efforts exécutés au maximum des possibilités physiques pendant un temps variant de 30 secondes à 3 minutes font appel de façon majoritaire à ce métabolisme énergétique. Pour des efforts de plus de 3 minutes, c’est le métabolisme aérobie qui prend le dessus pour produire de l’énergie.

La respiration est un élément important dans l’apport d’énergie

En effet, l’oxygène transformé en glycogène est la source d’énergie du muscle. Seul le 100 mètres peut se courir en apnée sans garantie d’ailleurs d’un résultat rentable… Sachant que la filière anaérobie lactique dure au maximum trois minutes, le coureur doit caler sa respiration adéquate (inspiration, expiration) dès le début de la course.
Les plus grandes capacités pulmonaires sont de 7 litres, mais le rendement en course dépend plus encore de la VO2Max.

Conseils pour s’entraîner adéquatement pour ce genre d’effort

Il faut pousser et repousser les limites de notre tolérance à l’effort intense (repousser le seuil de douleur provoqué par l’acide lactique) tout en faisant une gestion adéquate de notre énergie pour les 2 minutes 30 secondes de course.

À vos pagaies !

Christian Comtois, responsable des activités physiques des Bras de fer

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